Les changements climatiques inquiètent les assureurs

Les entreprises d'assurances s'inquiètent des changements climatiques, y compris en Belgique. La couverture des catastrophes naturelles est-elle en passe de devenir inabordable? Les assureurs et réassureurs suivent de très près l'évolution des prédictions scientifiques concernant les changements climatiques.

The Geneva Association, un groupe de réflexion composé de 90 CEO des principaux assureurs et réassureurs du monde, a récemment publié un rapport dans lequel il fait part à la fois de son inquiétude et de sa volonté de se prémunir contre la fréquence et la gravité accrue des événements climatologiques extrêmes. Une annonce qui pourrait fort bien inciter les assureurs à ne plus assurer certaines parties du monde. Le rapport insiste ainsi tout particulièrement sur la Floride et la Grande-Bretagne.

D'une part, un risque accru pourrait entraîner une augmentation des primes. D'autre part, les assureurs déplorent que les Gouvernements investissent si peu dans la protection des zones à risque d'inondation, de tempête et d'ouragan. En 2012, les entreprises d'assurances ont payé 160 milliards de dollars aux victimes de telles catastrophes naturelles. Le réchauffement de la planète est pointé du doigt comme principal coupable.

En Belgique, les catastrophes naturelles ont été reprises dans la police incendie en 2006. L'intégration de cette garantie a entraîné une augmentation des primes. Les garanties tempête, grêle, pression de la glace ou de la neige ont-elles aussi été davantage sollicitées ces dernières années. Les spécialistes mettent en garde contre l'augmentation des primes en cas d'événements climatologiques fréquents. Selon Wauthier Robyns, porte-parole d'Assuralia, ce n'est pas tant la bande côtière que les cours d'eau qui inquiètent le secteur.

Les assureurs s'efforcent de se prémunir contre une augmentation des charges. Ainsi se réservent-ils, par exemple, le droit de se retourner contre un gestionnaire négligent de voies navigables, réseaux d'égouts... si la négligence de ce dernier a provoqué une aggravation d'un dommage de masse. Le refus d'assurer un risque situé dans une zone à risque d'inondation accru constitue une autre mesure prise par les assureurs. Dans certaines zones, les assureurs sont disposés à continuer d'assurer le risque d'inondation, mais uniquement moyennant le paiement d'une solide prime de risque et/ou moyennant l'application d'une franchise majorée. Selon Assuralia, les autorités urbanistiques devraient se montrer plus strictes lorsqu'elles délivrent des permis de bâtir dans de telles zones inondables.

Quoi qu'il en soit, l'Europe demande aux assureurs d'appliquer une certaine marge de solvabilité financière. Plus le risque est élevé, plus cette marge doit être grande. Cette marge sera principalement constituée par l'application de majorations de primes aux assurés.

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