Les assureurs prêtent assistance à 171.000 assurés touchés par les averses de grêle du week-end de la Pentecôte

Les fortes averses de grêle survenues pendant le week-end de la Pentecôte ont donné lieu en Belgique à l'ouverture de près de 171.000 dossiers de sinistres, les indemnisations représentant un montant de plus de 500 millions d'euros, signale Assuralia, l'union professionnelle des entreprises d'assurances, sur la base de chiffres arrêtés fin septembre.

Considérées à l'échelle de notre pays, ces intempéries peuvent être qualifiées tout simplement d'historiques. Les experts et les gestionnaires de sinistres ont mobilisé des effectifs supplémentaires, travaillé au-delà de leurs horaires habituels et mis de côté d'autres occupations afin de venir en aide aux assurés sinistrés. Cinq mois après ces intempéries, des dossiers sont encore traités chaque jour, tandis que de nouvelles déclarations de sinistres se sont ajoutées et sont même introduites aujourd'hui encore. L'infiltration d'eau dans les panneaux de vérandas, notamment, n'est détectée parfois que bien plus tard. C'est pourquoi un contrôle avant l'hiver des points sensibles de l'habitation (en cas d'accumulation de neige et de risque d'infiltration d'eau de fonte) constitue une mesure de précaution utile.

Les averses de grêle du week-end de la Pentecôte ont également causé des dégâts dans les pays voisins, ce qui porte le total des indemnités versées par les assureurs européens à plus de 2 milliards d'euros.

Habitations

Avec près de 87.000 déclarations, les habitations constituent le principal poste de dépenses. La charge moyenne des sinistres est de 2.663 euros (hors franchise), leurs indemnisations représentant au total plus de 230 millions d'euros. La grêle est incluse dans la couverture de base de la police incendie, qui intervient pour divers types de dommages au bâtiment et au contenu. Il existe toutefois des différences entre les contrats, concernant les abris de jardin par exemple, ce qui souligne l'importance de conseils de qualité ou d'une bonne connaissance du produit.

A la fin du mois de septembre, les dossiers de sinistres étaient clôturés dans leur majorité. C'est surtout pour les sinistres très graves que les réparations et les indemnisations prennent plus de temps. En pareils cas, des bâtiments et des installations doivent être reconstruits entièrement. Dans onze dossiers, les dégâts aux habitations s'élèvent à plus de 100.000 euros. Les couvreurs des régions touchées ont oeuvré d'arrache-pied pour réparer des fenêtres de toit, des volets et remplacer des tuiles. Ce sont surtout les matériaux en plastique qui ont souffert de l'impact des grêlons gros comme des oeufs de pigeon tombés en juin dernier.

Les experts ont constaté peu de dégâts au roofing sur les toitures plates et remarqué que les tuiles (plus particulièrement celles revêtues d'un coating) offrent une bonne protection, ce qui est moins le cas des ardoises et des matières plastiques (panneaux, volets, gouttières), lesquelles, avec le temps, s'effritent et deviennent plus fragiles. Le plomb dans les gouttières s'est révélé plus résistant que le cuivre et les matières plastiques. Les panneaux solaires ont subi peu de dégâts. Une toile souple pour couvrir une piscine résiste mieux à la grêle que les systèmes à volet. Et l'enseignement que les colombophiles auront tiré des averses de grêle est qu'il vaut mieux construire son pigeonnier avec des matériaux solides.

Vehicules

Les assureurs dénombrent plus de 71.000 sinistres dans la branche corps de véhicules ou omnium, avec une charge moyenne par dossier d'un peu plus de 2.000 euros. Dans cette catégorie, les assureurs ont pu traiter rapidement surtout les cas de perte totale économique et de pare-brise éclaté, et même des réparateurs de l'étranger ont été appelés à la rescousse. Pour des réparations moins urgentes concernant des dégâts tels que de petites bosses dans la carrosserie, il convient souvent d'attendre que les carrossiers aient le temps de pouvoir s'en occuper. La réparation des dommages causés par la grêle requiert un savoir-faire particulier, qui n'est pas toujours disponible. Dans les régions les plus durement touchées, les carrossiers ont dû dresser des listes d'attente, leur agenda de travail étant rempli pour plusieurs semaines encore. Dans vingt dossiers, le dommage est supérieur à 25.000 euros.

Agriculture

Pour les exploitations agricoles, près de 2.000 dossiers ont été constitués. Ils représentent 20 millions d'euros de dommages, ceux-ci se répartissant en dommages aux biens pour un montant moyen par sinistre de 10.000 euros et en dommages aux récoltes dont la charge moyenne s'établit à près de 19.000 euros. Les assureurs ont constaté que ce sont essentiellement les bâtiments et les installations qui sont bien assurés. Ce n'est le cas en revanche que dans une moindre mesure pour les pertes d'exploitation consécutives aux destructions et à la perte d'une saison, et moins encore pour les récoltes proprement dites.

Entreprises

Les assureurs ont reçu un peu moins de 9.000 déclarations de sinistres d'entreprises, dont quatorze portant sur un montant de 400.000 euros et plus, une de plus de trois millions d'euros, une autre de plus de deux millions d'euros et une autre encore de plus d'un million d'euros. Parmi les cas les plus coûteux, des usines, des bureaux et des bâtiments classés ; les experts signalent que les vitrages qui sont destinés à éclairer des halles à la lumière du jour ont été brisés, entraînant des dommages au contenu, notamment à des machines.

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