3 alcotests électroniques sur 4 ne sont pas fiables

Les alcotests électroniques qui sont librement disponibles sur le marché donnent souvent des résultats peu fiables. D'après une analyse de l'Institut Belge de la Sécurité Routière (IBSR) il apparait que trois alcotests sur quatre ne sont pas conformes. Même les plus couteux n'offrent pas toujours une garantie de précision. En ce qui concerne les alcotests qui peuvent être téléchargés sur Smartphone, la fiabilité est nulle. "Se laisser guider par les résultats de tels appareils pour prendre ou non le volant est dangereux", selon l'IBSR.

Le test a porté uniquement sur les alcootests électroniques qui peuvent être utilisés plusieurs fois pour vérifier la concentration d'alcool dans l'air expiré. Il n'a pas pris en compte les appareils utilisés par les services de police, soumis à d'autres normes beaucoup plus strictes et dont la fiabilité n'est absolument pas remise en cause. Les alcootests chimiques n'ont pas non plus été repris dans cette étude.

L'IBSR a testé 24 types d'appareils: 17 étaient équipés d'un capteur électrochimique et 7 d'un capteur semi-conducteur. Pour chaque type analysé, trois exemplaires ont été achetés afin de pouvoir déterminer les éventuelles différences entre appareils d'un même type.

Analyse approfondie

Les appareils ont été testés au sein du laboratoire Alcoométrie de l'IBSR accrédité en la matière selon la norme ISO 17025. Les tests ont été effectués en conformité avec la norme internationale EN 16280 s'appliquant aux alcootests à usage personnel.

Dans un premier temps, l'IBSR a vérifié si les alcootests respectaient les prescriptions en matière d'exactitude. Dans un second temps, le test a été répété après que les appareils aient été conservés dans des conditions météo extrêmes. Le but était d'examiner s'ils sont capables de résister à une température de 40°C comme c'est le cas lorsqu'ils se trouvent dans une voiture stationnée en plein soleil l'été. Une marge de tolérance de 20% a été appliquée pour les 2 tests.

Sur les 24 appareils analysés, seuls 6, c'est-à-dire pas plus de 25 %, ont respecté les prescriptions en matière d'exactitude lors des essais.

Même si un prix élevé ne garantit pas nécessairement l'exactitude des mesures, les appareils qui se sont avérés conformes se situent dans une catégorie de prix d'achat supérieure à 100 euros. Signalons, par ailleurs, que les 2 appareils pouvant être raccordés à un smartphone n'étaient pas fiables.

Il vaut mieux avoir un Bob

Malgré un prix parfois très élevé, très peu d'alcootests électroniques sont vraiment précis et fiables. Certains sont même dangereux car ils indiquent une alcoolémie inférieure à la valeur réelle, donnant le sentiment au conducteur qu'il peut prendre le volant alors qu'il n'en est rien. Soulignons, par ailleurs, que pour rester fiable, un appareil doit être étalonné tous les 6 mois par le fabricant, ce qui engendre des coûts supplémentaires pour l'acheteur (50 euros environ). Bref, on l'aura compris, mieux vaut bobber lorsqu'on fait la fête, c'est plus sûr et ça coûte moins cher !

Recommandations

Pour ceux qui malgré les résultats souhaitent tout de même acheter un testeur d'alcool électronique, L'IBSR donne quelques recommandations:

se tourner de préférence vers les appareils les plus chers, même si ceux-ci n'offrent pas non plus une garantie de qualité infaillible.

vérifier que l'appareil soit configuré dans la bonne unité (mg/l) et réponde aux exigences belges (la limite en Belgique est de 0,22 milligramme d'alcool par litre d'air alvéolaire expiré soit 0,5 gramme d'alcool par litre de sang);

acheter un appareil dont le mode d'emploi est clair et permet d'interpréter correctement les résultats de mesures;

s'assurer qu'il est possible de faire étalonner l'appareil chez le fournisseur en respectant l'intervalle indiqué par le fabricant;

pour obtenir une mesure fiable, la personne ne peut ni boire ni manger ni fumer 15 minutes avant le test;

être conscient que l'alcoolémie peut encore augmenter après que la mesure ait été effectuée !

Source : Sentral

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