34% des salariés souhaitent créer leur propre entreprise

Le climat entrepreneurial actuel en Belgique doit s'améliorer. Voilà la conclusion principale d'une étude effectuée par un étudiant en Master de la KU Leuven, en collaboration avec ERGO Insurance et Ivox, un bureau indépendant d'études via Internet. 43% des salariés et 66% des entrepreneurs estiment que le Belge n'a pas suffisamment envie de créer sa propre entreprise.

L'étude en question repose sur une enquête menée auprès de 517 entrepreneurs et 621 salariés belges. Cette enquête s'est également intéressée à l'esprit d'entreprise et à la satisfaction professionnelle des répondants.

La perception de l'esprit d'entreprise par les salariés et les entrepreneurs belges détermine l'attrait de notre pays en termes de création d'entreprises. En général, cette perception n'est pas positive: 38% des salariés et 48% des entrepreneurs estiment que les Belges ont trop peu l'esprit d'entreprendre. Par ailleurs, 43% des salariés et 66% des entrepreneurs estiment que le Belge n'a pas suffisamment envie de créer sa propre entreprise. Selon respectivement 37% et 55% d'entre eux, les jeunes optent aveuglément, au début de leur vie professionnelle, pour le statut de salarié. Quelque 81% des entrepreneurs et 67% des salariés considèrent qu'un salarié qui travaille depuis plusieurs années dans le cadre de ce statut n'est pas incité à créer sa propre entreprise, en raison du confort offert par la sécurité sociale et financière.

Entreprendre est mal perçu en Belgique. Pour les entrepreneurs, les dernières années n'ont pas été de tout repos. Le système financier a vacillé sur ses bases, entraînant une vague de faillites sans précédent. Quelque 74% des salariés et 73% des entrepreneurs estiment que la crise financière dissuade encore aujourd'hui de nombreux Belges de fonder leur propre entreprise. En outre, 32% des salariés et 40% des entrepreneurs pensent que le gouvernement Michel ne favorise pas suffisamment l'esprit d'entreprendre. Les personnes qui créent leur entreprise ne sont pas suffisamment encouragées à la développer et les créateurs d'entreprise potentiels ne reçoivent pas la capitale confiance suffisant pour franchir le pas.

Les participants à l'étude estiment toutefois qu'il est possible d'améliorer le climat d'entreprise en Belgique. Premièrement, il convient de réduire les charges qui pèsent sur le travail. Près de 56% des travailleurs et 66% des chefs d'entreprise considèrent que le coût du travail doit être réduit. Deuxièmement, la charge administrative qui incombe aux indépendants et aux entreprises doit être allégée, et ce pour 63% des salariés et 50% des entrepreneurs. Ces obligations administratives sont à la fois considérables et non univoques, ce qui complique la création d'une entreprise. Troisièmement, 31% des travailleurs et 37% des chefs d'entreprise estiment que les pouvoirs publics doivent octroyer une meilleure protection sociale aux chefs d'entreprise.

Le score moyen de satisfaction professionnelle est nettement plus faible chez les entrepreneurs (3.20 sur une échelle de 5) que chez les salariés (3.61). Les salariés flamands masculins sont les plus satisfaits en général, et les entrepreneurs féminins wallons les moins heureux de leur travail.

Les paramètres que sont la sécurité sociale et les aides publiques déterminent en grande partie la satisfaction professionnelle. Parmi les chefs d'entreprise interrogés, 58% affirment ne pas être satisfaits du système de sécurité sociale propre à leur statut, contre 10% seulement pour les salariés. En outre, pas moins de 61% des chefs d'entreprise estiment ne pas recevoir suffisamment de primes et subventions publiques.

L'étude s'est également intéressée aux éventuels projets de création d'entreprises des salariés. La majorité d'entre eux (62%) n'envisage en aucun cas de créer sa propre entreprise, a cessé ses activités d'indépendant ou a renoncé au projet de le devenir. Ils sont 34% à envisager de franchir ce pas à l'avenir. A leurs yeux, les principales conditions à rassembler pour créer son entreprise sont une bonne idée initiale, un capital de départ suffisant et la capacité de former une bonne équipe.

L'étude s'est attachée à déterminer l'esprit d'entrepreneuriat moyen des répondants au moyen de sept questions. Il en ressort que les hommes sont marginalement plus entreprenants que les femmes (4% de plus), mais que les différences sont plus nettes entre les trois régions du pays. Les entrepreneurs bruxellois obtiennent le score le plus élevé dans cette échelle (3.90), tandis que la Wallonie (3.82) et la Flandre (3.81, toujours sur une échelle de 5) se tiennent dans un mouchoir.

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