Le nombre de malades de longue durée toujours en forte hausse

Près de 9% des femmes actives restent en congé maladie plus d'un an. Chez les hommes ce chiffre s'élève à 7%. C'est ce qu'indiquent les chiffres de l'INAMI.

Le nombre de maladie de longue durée chez les travailleurs a presque augmenté de moitié en dix ans et s'est élevé ces deux dernières années plus vite que jamais. Déjà à la moitié de cette année 335.000 travailleurs ont reçu une allocation pour invalidité, parce qu'ils sont malades plus d'un an. Il y'a dix ans seuls 5,5% des travailleurs étaient victimes de maladie de longue durée. La proportion a donc fortement augmenté, notamment de presque 70% chez les femmes.

C'est l'un des effets du vieillissement de la population active. Il y'a davantage de personnes âgées de plus de 50 ans au travail, et ces travailleurs plus âgés courent un risque accru du maladie de longue durée. D'autre part le nombre de maladie de longue durée chez les plus jeunes a également fortement augmenté en dix ans: de 30% chez les hommes et même de 60% chez les femmes.

L'assurance-maladie conserve les chiffres liés aux raisons pour lesquelles les travailleurs sont en congé maladie de longue durée:

35 % ont des troubles psychiques (surtout burn-out et dépression);

30% ont des problèmes de dos et assimilés.

En ce qui concerne le burn-out et la dépression, on constate une hausse de 50%, et de 60% pour les problèmes de dos. Les congés pour maladie de longue durée concernent significativement moins les indépendants que les salariés. Chez les indépendant cela touche 23.000 personnes, soit moins de 4% (moitié moins élevé que les salariés). La proportion des maladies de longue durée chez les indépendants a également augmenté moitié moins vite que chez les travailleurs.

Davantage d'enregistrements

De part l'accent qui est mis sur ces maladies de longue durée, elles sont mieux enregistrées qu'auparavant car la pression sur la sécurité sociale est plus importante. Elka Van Hoof (VUB), spécialisée dans le stress et le burn-out explique: "Aucune preuve scientifique n'établit que les femmes seraient plus sensibles au stress et au burn-out que les hommes".

Elle indique toutefois que le tabou pour les femmes de se déclarer malades est plus faible que pour les hommes. De plus les femmes sont plus souvent confrontées au "home-work-spillover": en plus de leur travail à temps plein à l'extérieur de la maison elles doivent aussi gérer les tâches ménagères, mais aussi de plus en plus veiller sur leurs parents de plus en plus âgés.

Van Hoof ne soutient pas l'idée selon laquelle les malades de longue durée serait pénalisés s'ils ne se mettent pas à la recherche d'un nouveau travail. La transition entre être en incapacité de travail, recevoir du soutien et se mettre de nouveau au travail est selon elle encore trop brusque. "Il y'a encore trop peu d'étapes intermédiaires".

Source : Sentral

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