L'absentéisme augmente plus rapidement chez les trentenaires et les quarantenaires

L'absentéisme dans les entreprises belges a de nouveau augmenté en 2016, mais la hausse est moins importante que précédemment.  Elle reste la plus élevée parmi la population active, à savoir les trentenaires et les quarantenaires. L'année dernière, plus de 6 travailleurs sur 10 (62,65%) ont été absents au moins un jour pour cause de maladie.  Ces chiffres ressortent de SD Worx, prestataire de services RH, concernant plus de 620.000 travailleurs employés dans près de 18.000 entreprises belges du secteur privé.

Le pourcentage total d'absentéisme (à savoir le rapport entre le nombre moyen de jours de maladie et le nombre de jours prestés) a connu une augmentation de 0,12% en 2016 pour atteindre les 5,52% en 2016. Sur cent jours de travail, le travailleur belge reste à la maison en moyenne 5,52 jours pour cause de maladie.  L'absentéisme de courte durée (moins d'un mois de maladie ininterrompu) augmente de 2,59% en 2015 à 2,64% en 2016. Quant à l'absentéisme de longue durée (d'un mois à un an de maladie ininterrompu), il passe de 2,81% à 2,88%.

Bientôt la fin de la hausse ?

L'absentéisme a encore atteint en 2016 un chiffre record et demeure l'un des principaux défis sur le marché du travail. Néanmoins, nous pouvons parler d'un léger optimisme pour l'avenir : après une forte croissance depuis 2013, un ralentissement est observé. Les entreprises et les pouvoirs publics ont également pris des initiatives pour inverser cette tendance négative notamment par l'instauration de nouvelles règles pour accompagner les malades de longue durée en leur proposant un emploi adapté à titre définitif ou temporaire.

Depuis début 2017, des parcours spécifiques sont en place en vue de réintégrer le travailleur malade dans son entreprise ou sur le marché du travail. Grâce à ces mesures, les malades de longue durée peuvent reprendre le travail progressivement et à leur rythme, en conservant leurs allocations de maladie.  Il est évidemment encore trop tôt pour voir tous les effets de ces mesures, mais cette initiative aura certainement à long terme un impact positif.

En outre, les entreprises peuvent elles-mêmes accroître la probabilité de réintégration de leurs malades de longue durée en maintenant tout simplement le contact avec eux pendant leur absence.  Les collaborateurs absents de longue durée pour maladie ont souvent difficile à franchir le pas pour reprendre le travail. En gardant le contact, cet obstacle diminue considérablement. Dans des entreprises qui maintiennent le contact avec les malades de longue durée, 92 % d'entre eux reprennent leur poste. Ce pourcentage descend à 64% dans les entreprises qui ne le font pas.

Plus forte hausse d'absentéisme dans la population active

Sans surprise, l'absentéisme global augmente avec l'âge du travailleur.  Chez les travailleurs les plus jeunes (moins de 30 ans), l'absentéisme total se situe à 3,98%. Dans la catégorie des 30-50 ans, il est de 5,32%.  Pour le groupe des travailleurs de 50 ans et plus, il est de 7,02%.

Mais étonnamment, l'augmentation de l'absentéisme global est la plus faible chez les 50+ allant de 7,01% en 2015 à 7,02% en 2016.  Chez les employés de moins de 30 ans, l'absentéisme global augmente de 3,88% en 2015 à 3,98% en 2016. Chez les employés de 30 à 50 ans, l'absentéisme augmente de 5,18% à 5,32%.

Sur l'absentéisme de courte durée, l'âge n'a aucun effet direct.  Il est d'ailleurs observé que ce sont surtout les trentenaires qui s'absentent le plus pour cause de maladie de courte durée (2,75%).  Cette tendance pourrait s'expliquer notamment par le fait que ces travailleurs se situent dans une phase de vie plus intense qui rend plus difficile de trouver un bon équilibre entre le travail, la famille et les loisirs.  Les trentenaires perdent sans doute plus souvent cet équilibre et sont de ce fait plus souvent absents pour une courte durée.

L'absentéisme de courte durée diminue à partir de cinq années d'ancienneté

Le pourcentage global d'absentéisme augmente fortement au cours des quatre premières années d'ancienneté. Chez les travailleurs ayant moins d'un an d'ancienneté, l'absentéisme global est de 3,2%, il augmente ensuite à 4,76% chez les travailleurs ayant de 1 à 2 ans d'ancienneté et passe à 5,80% chez les travailleurs ayant de 3 à 4 ans d'ancienneté, excédant ainsi l'absentéisme moyen (5,52%). Par contre, après 5 ans d'ancienneté l'absentéisme de courte durée diminue à nouveau.

Source : Sentral

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