Bilan après six mois : les demandes de réintégration sont en hausse, mais rien ne change au niveau de la reprise du travail

Au cours du premier trimestre et du deuxième trimestre, Mensura a respectivement traité 544 et 822 demandes de réintégration. Mais ces demandes débouchent principalement sur une incapacité de travail définitive. Des progrès ont cependant été réalisés en vue de réduire le nombre d'incapacités de travail définitives.

Réintégration

La réintégration a pour but de vérifier dans quelle mesure les travailleurs inaptes au travail peuvent continuer à être occupés dans l'entreprise lorsque leur employeur leur confie temporairement ou définitivement un autre travail ou un travail adapté.

Tant les travailleurs, les employeurs, les médecins traitants que l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (INAMI) peuvent demander un parcours de réintégration. Les chiffres montrent que ce sont surtout les travailleurs qui prennent l'initiative (68 %), suivis par les employeurs (22 %).

Le parcours de réintégration débouche surtout sur une incapacité de travail définitive

60 % des demandes de réintégration débouchent sur une incapacité de travail définitive pour le travail convenu, sans possibilité d'effectuer un autre travail ou un travail adapté chez le même employeur.

Pour 13 % des demandes, un autre travail ou un travail adapté constitue toutefois une option.

La Flandre connaît le pourcentage le plus élevé de " personnes définitivement inaptes au travail " (63 %).

Il apparaît en outre qu'il est plus souvent possible de trouver un travail adapté pour les hommes (17 % par rapport à 10 % pour les femmes).

Les employeurs font cependant des efforts pour encadrer les malades de longue durée et les aider à reprendre le travail

Déjà avant l'existence de l'obligation légale de réintégration, les malades de longue durée étaient encadrés lors de la reprise du travail. Les chiffres de ces examens de reprise du travail indiquent une régression de l'incapacité de travail définitive entre 2010 et 2016, de 19,8 % à 5,4 %.

Il en résulte que les employeurs mettent bel et bien tout en oeuvre pour faciliter la reprise du travail. Cela semble contradictoire, mais s'explique par le degré de difficulté du dossier.

Des examens de reprise du travail sont entamés surtout lorsque l'employeur et le travailleur pensent qu'une reprise du travail est possible. En effet, ces examens s'avèrent être plus informels et plus accessibles. Dans les dossiers plus complexes, on opte pour un parcours de réintégration, ce qui explique qu'il donne de moins bons résultats. Pour les parcours de réintégration plus complexes, il reste donc important de faire preuve de créativité pour trouver des alternatives à l'incapacité de travail définitive.

Source : Sentral

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