Les assureurs paient moins souvent en cas d'accident du travail

Une journée de travail sur deux, une personne décède dans notre pays à la suite d'un accident de travail. De plus, 92 travailleurs en moyenne sont victimes d'incapacité permanente chaque jour ouvrable. Mais alors que le nombre d'inspecteurs et donc le nombre d'inspections continuent de baisser, le nombre de dossiers refusés par les assureurs est en augmentation ...

À la fin des années 1980, quelque 280.000 accidents du travail restaient à déplorer dans notre pays. En 2016, ce chiffre s'est réduit de plus de la moitié jusque 120.000. Les entreprises se concentrent davantage sur la prévention et avec la transition des tâches industrielles vers l'administration et les services, les emplois les plus dangereux disparaissent progressivement. La baisse n'est toutefois due qu'à des accidents mineurs au travail. En 2016, on dénombre 11.928 accidents industriels lourds avec incapacité permanente. C'est presque un millier de plus qu'en 1980.

Les raisons sont connues. Herman Fonck de la CSC explique dans Het Nieuwsblad : " En période de croissance économique, il y a davantage de travail avec les sous-traitants et les intérimaires. Ils courent le double du risque d'accident du travail car ils ont souvent moins d'expérience ou sont moins familiers avec le terrain. Bien que certaines grandes entreprises préfèrent également gérer les accidents en interne, par peur de publicité négative ou d'une augmentation substantielle de leur prime d'assurance ".

Dans notre pays, l'assurance accidents du travail est obligatoire pour toutes les entreprises privées. C'est l'assureur, et non l'employeur, qui décide si un accident du travail est reconnu et remboursé. Mais le nombre de refus a doublé au cours des dix dernières années. " Les assureurs ont refusé de reconnaître 18.488 accidents du travail en 2016. Il s'agit d'un cas sur dix. Et celà n'est pas toujours justifié " selon Fonck.

D'après les chiffres de Fedris, l'Agence fédérale des risques professionnels, certains assureurs accidents du travail refusent plus souvent que d'autres. Et cela s'applique certainement aux accidents sur le chemin du travail. La Fédération sectorielle Assuralia n'a " pas d'explication toute faite face à ces grandes différences ", mais pense que la composition du portefeuille de clients et l'approche commerciale des assureurs peuvent être liées.

En réaction, le leader du marché AXA souligne que le nombre de refus ne reflète pas la qualité de la gestion des sinistres. " Contrairement à certains collègues, nous n'acceptons pas les dossiers incomplets et nous encourageons nos clients à signaler tout accident du travail, même minime, ce qui entraîne un taux de refus plus élevé, même si ce chiffre a baissé ces dernières années ", explique le porte-parole. Gianni De Muynck dans Het Nieuwsblad. Il ajoute que les victimes peuvent toujours se tourner vers Fedris ou le tribunal du travail si elles trouvent le refus injustifié.

Source : Sentral

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