La prise de médicaments augmente le risque d'accident

Selon Vias, l'institut pour la sécurité routière, 3 à 4 % des accidents de la route seraient dus à la consommation de médicaments. Si tous les médicaments n'ont pas les mêmes effets et tous les utilisateurs n'y réagissent pas de la même manière, dans certains cas, leurs effets seraient comparables à un taux d'alcoolémie pouvant aller jusqu'à 0,8 pour mille. Certains médicaments diminuent les capacités de réaction et de coordination, par exemple. Vias plaide dès lors pour l'apposition de pictogrammes sur les médicaments afin d'informer le consommateur de leurs effets sur la conduite.

D'après une étude française, la prise de médicaments serait responsable chaque année de 3 à 4 % des accidents de la route. À l'échelle de la Belgique, cela représente entre 1 100 et 1 500 accidents par an. De plus, d'après les mesures de Vias, 6 % des Belges conduisent au moins une fois par mois sous l'influence de calmants ou de somnifères. Les jeunes hommes de moins de 35 ans sont les plus concernés par cette problématique. La prise de médicaments entraîne un état de somnolence qui diminue nos capacités de coordination et de réaction. Le risque d'accident est alors de 2 à 10 fois plus élevé. En cas de prise de médicaments combinée à la consommation d'alcool, le facteur de risque augmente de 20 à 200 fois.

Les conducteurs ne sont pas suffisamment conscients de l'influence des médicaments sur leur conduite. Vias entend les sensibiliser davantage à ce danger et plaide dès lors pour l'apposition de pictogrammes de différentes couleurs sur les emballages de médicaments. Les couleurs utilisées refléteraient l'influence du médicament sur la conduite. Le rouge, par exemple, indiquerait un impact dangereux. Les somnifères, les calmants et les médicaments contre l'épilepsie peuvent avoir des effets dangereux. C'est aussi le cas des antidouleurs à la codéine, ainsi que des antidépresseurs, des antipsychotiques, des collyres et des antihistaminiques.

À l'heure actuelle, aucun test ne permet à la police de détecter un remède pharmaceutique dans le sang et la prise de médicaments n'est pas non plus limitée. Des sanctions peuvent toutefois être infligées aux conducteurs qui roulent 'dans un état analogue à l'ivresse résultant de l'emploi de médicaments'. La police se base alors sur les comportements visibles du conducteur, comme la confusion ou la fatigue.

Le manque de sommeil multiplie aussi le risque d'accident. Les personnes qui n'ont pas suffisamment dormi — une à deux heures de moins que d'habitude — ont presque deux fois plus de chances d'avoir un accident de voiture dans les 24 heures qui suivent qu'après une bonne nuit de sommeil (7 heures ou plus). Autrement dit, ce risque est comparable à celui lié au taux d'alcoolémie maximal autorisé par la loi : 0,5 pour mille d'alcool dans le sang. Pour ceux qui n'ont dormi que quatre à cinq heures, le risque d'accident est même quatre fois plus important. En dessous de quatre heures de sommeil, il grimpe à onze fois celui d'un conducteur reposé.

En tant qu'employeur, vous avez donc tout intérêt à informer et sensibiliser vos collaborateurs aux dangers du manque de sommeil et de la prise de médicaments. Il est également judicieux d'intégrer la prise de médicaments dans la politique en matière de consommation d'alcool et de drogue de votre entreprise.

Source : Sentral

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